Les casques bleus craignent un embrasement dans l'est du Congo.
Les régions frontalières de l'est du
Congo risquent de replonger dans la guerre ouverte après les
affrontements qui ont opposé récemment les forces gouvernementales aux
rebelles tutsis du général dissident Laurent Nkunda, estime le chef la
mission locale des Nations unies.
Des combats d'une violence sans précédent depuis des mois ont éclaté la semaine dernière dans la province du Nord-Kivu, malgré le cessez-le-feu conclu en janvier par Nkunda et une dizaine d'autres milices actives dans ce secteur riche en ressources minières.
Ce cessez-le-feu est quotidiennement violé depuis son entrée en vigueur et les négociations entamées en vue de l'intégration des miliciens au sein des forces gouvernementales sont dans l'impasse.
"Il n'y a pas eu autant de progrès que nous le pensions au départ, mais nous devons juste y veiller", a déclaré Alan Doss, commandant des 17.000 casques bleus déployés en République démocratique du Congo.
"Quelle est l'alternative ? La guerre ? Qui en bénéficie ? Certainement pas le pays, certainement pas le Nord-Kivu et certainement pas la population du Nord-Kivu", a poursuivi l'officier, mis en cause pour son échec à enrayer le conflit.
"La situation est effectivement devenue plus instable et c'est un motif d'inquiétude", a-t-il ajouté.
"Nous protégeons les convois. Nous protégeons les installations de l'Onu. Nous avons essayé de protéger les centres de population majeurs.
"Mais (...) nous n'avons tout simplement pas assez d'effectifs pour mettre un soldat derrière chaque arbre, dans chaque champ et sur chaque marché où la population est précisément la plus vulnérable."
Alimenté par les ressources minières, les combats du Nord-Kivu ont fait quelque 800.000 déplacés depuis la fin 2006 et 5,4 millions de morts ont été recensés depuis l'éclatement de la guerre civile (1998-2003).
Kinshasa a annoncé cette semaine la fermeture d'un poste de douane à la frontière ougandaise devenu l'une des principales sources de revenus du CNDP. Au yeux des observateurs, l'initiative laisse les bénéfices tirés de l'exportation de minerai de cassitérite entre les mains de Nkunda.
Joe Bavier, version française Jean-Philippe Lefief
Des combats d'une violence sans précédent depuis des mois ont éclaté la semaine dernière dans la province du Nord-Kivu, malgré le cessez-le-feu conclu en janvier par Nkunda et une dizaine d'autres milices actives dans ce secteur riche en ressources minières.
Ce cessez-le-feu est quotidiennement violé depuis son entrée en vigueur et les négociations entamées en vue de l'intégration des miliciens au sein des forces gouvernementales sont dans l'impasse.
"Il n'y a pas eu autant de progrès que nous le pensions au départ, mais nous devons juste y veiller", a déclaré Alan Doss, commandant des 17.000 casques bleus déployés en République démocratique du Congo.
"Quelle est l'alternative ? La guerre ? Qui en bénéficie ? Certainement pas le pays, certainement pas le Nord-Kivu et certainement pas la population du Nord-Kivu", a poursuivi l'officier, mis en cause pour son échec à enrayer le conflit.
"La situation est effectivement devenue plus instable et c'est un motif d'inquiétude", a-t-il ajouté.
"Nous protégeons les convois. Nous protégeons les installations de l'Onu. Nous avons essayé de protéger les centres de population majeurs.
"Mais (...) nous n'avons tout simplement pas assez d'effectifs pour mettre un soldat derrière chaque arbre, dans chaque champ et sur chaque marché où la population est précisément la plus vulnérable."
Alimenté par les ressources minières, les combats du Nord-Kivu ont fait quelque 800.000 déplacés depuis la fin 2006 et 5,4 millions de morts ont été recensés depuis l'éclatement de la guerre civile (1998-2003).
Kinshasa a annoncé cette semaine la fermeture d'un poste de douane à la frontière ougandaise devenu l'une des principales sources de revenus du CNDP. Au yeux des observateurs, l'initiative laisse les bénéfices tirés de l'exportation de minerai de cassitérite entre les mains de Nkunda.
Joe Bavier, version française Jean-Philippe Lefief