Joseph Kabila en Chine .
Par INDYMEDIA
Le Président de la République démocratique du Congo est arrivé en Chine quelques heures après que son Premier ministre Antoine Gizenga ait quitté ce pays. Depuis l'avènement au pouvoir du tendem Kabila-Gizenga, la Chine joue un rôle de moteur économique du Congo, ce pays qui tente tant bien que mal de se reconstruire après les années Mobut et la guerre qui en a suivi.
Le chef de l'Etat congolais a assisté vendredi à la séance inaugurale de jeux
olympics à Pékin, aux côtés de 80 autres chefs d'EtatS et de gouvernements qui
séjournent actuellement en Chine dans le cadre de ces manifestations.
Au-delà de cette visite circonstantielle, la Chine et le Congo entretiennent
d'excellentes relations ces derniers temps. Depuis l'avènement au pouvoir de la
coalition PPRD-PALU, partis politiques dirigés respectivement par Kabila et
Gizenga vainqueurs des élections démocratiques de décembre 2006, la Chine joue
le rôle de moteur économique du Congo.
Le Premier ministre Gizenga revient des vacances à Beijing, en Chine, à la
tête d'une délégation forte de 25 personnes dont son principal conseiller, M.
Godefroid Mayobo, ministre près le Premier ministre.
Les nouvelles autorités de Kinshasa considèrent en effet la Chine comme le
modèle économique par excellence pour le développement du Congo.
Cette admiration de la RDC pour la Chine se vérifie surtout dans
l'attribution des contrats faite à celle-ci en l'espace de quelques mois. En
effet, Kinshasa vient de conclure cette semaine un nouvel accord cadre avec
Pékin. Cet accord porte notamment sur la relance de la production agricole du
Congo en cette période de crise alimentaire et les échanges de cadres entre les
deux pays. La Chine s'engage, au terme du même accord, à soutenir également le
franc congolais, monaie nationale frappée sous Kabila père, en vue d'assurer à
cette dernière meilleure stabilité sur le marché.
Le précédant accord cadre entre Pékin et Kinshasa remonte au mois de mars.
Cet accord qui a suscité une levée de bouliers dans le monde occidental,
partenaires traditionnels du Congo, porte notamment sur la création d'une
joint-venture entre la Société générale de mines du Congo (Gecamine) et la
banque Exim de Chine.
Ce deal se présente sous forme de troc: le Congo devant
fournir les mineraies (cuivre, cobalt et autres) en échange des infrastructures
(routes, hôpitaux, chemins de fer ...). Le contrat porte sur un montant
équivalent à plus ou moins 9 milliards de dollars américains.